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Visite à Bangui du directeur régional du PAM

Il s’appelle Thomas Yanga. Il est de nationalité camerounaise. Il est le Directeur régional du PAM. Il vient d’achever le mardi 12 janvier 2010 une visite de travail de quatre jours à Bangui, Moungoumba et Zinga. A l’issue de cette visite, il a rencontré les journalistes à la représentation du PAM à Bangui pour débattre de l’objet de sa visite en Centrafrique. Le directeur régional était accompagné de bout-à-bout par la Représentante du PAM Centrafrique Mme Sita Kai-Kai.



Visite à Bangui du directeur régional du PAM
Pendant son séjour à Bangui, M. Thomas Yanga a rencontré différentes personnalités du pays. Il s’agit des autorités nationales, des représentants des agences du système des Nations Unies ou des organisation internationales. Et toutes ces personnalités se sont réjouies de l’intervention du Programme Alimentaire mondiale (PAM) en Centrafrique.

Dans l’ensemble, a reconnu M. Thomas Yanga, le PAM a contribué à nourrir quelque 700.000 personnes. Pour ce faire, environ 20.000 tonnes de vivres ont été mobilisées.

En terme de chiffre, en 2008, l’intervention du PAM valait à peu près 15 milliards de francs CFA. Cela est légèrement en hausse en 2009, soit 20 milliards de francs CFA. Malheureusement, le tiers de ce montant est englouti par charges de transport. Soulignons que le transport entre le port de Douala vers Bangui et l’intérieur de la Centrafrique coûte extrêmement cher. D’où la nécessité d’explorer des opportunités locales. Par exemple, le PAM peut acheter des denrées produites et transformées localement. Ce qui permettrait d’éviter les coûts exorbitants des vivres importés d’Afrique du Sud ou de l’Inde. Tout le monde s’accorde à reconnaître, que ce soit M. Thomas Yanga, que ce soit la Banque mondiale, que le sol centrafricain est fertile. Partant, le pays peut fournir ce dont a besoin le PAM pour son intervention sur le territoire, tant en faveur des personnes en difficultés, pour les déplacés internes ou les réfugiés.

L’intervention du PAM en Centrafrique peut se poursuivre avec la même intensité que si les partenaires maintiennent leurs contributions. Soulignons que ces contributions sont volontaires. Le plus gros donateur pour le compte de la République Centrafricaine reste les Etats-Unis.
L’intervention du PAM concerne quatre axes.

Premièrement, le PAM intervient auprès des déplacés internes dans la partie nord du pays. Environ 450.000 personnes sont concernées par ce programme qui se réalise à travers les cantines scolaires, l’aide alimentaire aux enfants malnutris, aux femmes enceintes malnutries, aux mères allaitantes, etc.

Deuxièmement, le PAM appuie un programme de développement dans la partie sud du pays. Environ 200.000 personnes sont concernées par ce programme. Les cantines scolaires, l’assistance aux personnes malnutries, aux personnes atteintes de VIH/sida et l’appui aux infrastructures communautaires sont inclus dans ce volet.

Troisièmement, grâce à son avion, le PAM aide d’autres humanitaires à desservir des zones inaccessibles. Cet avion permet de transporter des vivres ou des médicaments.
Quatrièmement, le PAM a tout fait pour disposer d’une flotte de camion lui permettant de ravitailler les populations où qu’elles soient.

Enfin, le PAM ne voudrait pas rester insensible à la présence des réfugiés congolais qui sont à Zinga et à Mongoumba, qui sont au nombre de 18.000. C’est ainsi que 72 heures après leur arrivée, le PAM s’est présenté à leur chevet, en leur fournissant des vivres. N’eût été cette intervention qu’une tension serait née entre les populations congolaises et les populations locales.

Dimanche 31 Janvier 2010
Eric Molomozoyen
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