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Téléphonie mobile : trop c’est trop le ministre Maléyombo doit arrêter l’hémorragie

Avec la libéralisation dans le domaine de la téléphonie mobile, l’on se retrouve aujourd’hui avec quatre opérateurs sur le marché national. Malheureusement, alors que l’on croyait que la concurrence allait servir les consommateurs, or, il n’en est pas le cas. La situation ne fait que s’empirer au jour le jour. Et plus personne ne peut lever le petit doigt pour en parler.



Téléphonie mobile : trop  c’est trop le  ministre Maléyombo doit arrêter l’hémorragie
Il n’est point besoin de rappeler que lorsque le premier opérateur de la téléphonie mobile s’était implanté à Bangui, le téléphone portable était un luxe, au regard du coût de l’acquisition des cartes sims et du coût des appels. Plus les opérateurs sont devenus nombreux, moins les services sont devenus fluides. Et l’on se demande que fait le ministre Maléyombo en charge des Télécommunication.

Lorsque le Ministre Gouandjika, ‘télécommunicateur’ de carrière était aux commandes aux postes et télécommunications, tous les jours, il ne cessait de crier, pour rappeler les opérateurs à l’ordre, notamment en ce qui concerne l’interconnexion. A cette époque, l’interconnexion était difficile entre Télécel et Moov. Le Ministre Gouandjika a usé de son poids dans la balance pour réparer cette situation, pour que les usagers des différents réseaux ne soient pas pénalisés. Mais aujourd’hui, la situation est tout autre chose. Pourquoi il faut plusieurs tentatives aux abonnés de tel réseau pour entrer en communication avec les abonnés d’un autre réseau ? Pourquoi la concurrence se fait au détriment des abonnés ?

Actuellement, l’esprit de mieux faire prédomine au sein des entreprises. Telle entreprise considère qu’elle a des équipements performants. Telle autre entreprise se réclame leader sur le marché. Et ces considérations perturbent l’interconnexion. Au bout du compte, hormis les téléphones portables à deux sims, il est quand même désagréable de relever que certaines personnes sont obligées de promener deux voire trois au quatre terminaux ou téléphones portables, pour que si les services de tel opérateur sont lents, alors, il faut que cette personne rattrape le temps avec un autre opérateur, en se servant des autres postes. Cela n’est pas normal.

A côté de ces désagréments, on ne sait plus ce que font les sociétés de téléphonie mobile. Ces sociétés n’appuient aucune activités sportives, aucune activités culturelle, aucune activité humanitaire. Leur objectif, c’est d’amasser seulement l’argent des Centrafricains. Sans le leur rétrocéder. Même les pseudos promotions sont des occasions pour les opérateurs de téléphonie mobile de flouer encore d’avantage les naïfs. Tout cela, sous les yeux du Ministre Maléyombo qui ne dit rien. A moins qu’il ait trouvé son compte dans ce laisser-aller, qui grève sérieusement le budget des Centrafricains qui se servent du téléphone mobile. Finalement, au lieu d’être un outil de communication ou un outil de travail, le téléphone portable reste un objet de luxe.

Dimanche 31 Janvier 2010
Joanes Yamala
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