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Que cachent les rébellions armées contre le régime de Bozizé ?

Depuis le 15 mars 2003, le Président François Bozizé s’est confronté à des rébellions armées. Pour faire taire les armes, il a opté pour le dialogue avec les groupes armés. Mais en vain puisque les rébellions se poursuivent. Pour quelles raisons alors ?



Que cachent les rébellions armées contre le régime de Bozizé ?
La République Centrafricaine ne peut pas se développer tant que les armes continueront à crépiter partout sur le territoire. Certains Etats voisins se sont ingérés dans les affaires intérieures de ce pays. L’on se souviendra, des éléments lourdement armés avaient été débarqués à Tiringoulou. Mais malgré cela, le Président de la République a choisi de faire la paix. Il a opté pour le dialogue avec les différentes parties. En quelques années seulement de gouvernance, le Président Bozizé avait à gérer plusieurs groupes rebelles. Il s’agit, entre autres de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), l’Union des Forces Républicaines (UFR), la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), le Groupe d’Action Patriotique pour les Libérateurs de Centrafrique (GALPC), etc. Le gouvernement a signé des accords avec certains groupes, que ce soit à Syrte, à Birao ou à Libreville, en ce qui concerne l’accord global de paix. Actuellement, toutes les parties, que ce soit les groupes rebelles ou le gouvernement, tous se préparent pour aller au DDR, le programme de la Démobilisation, du Désarmement et de la Réinsertion des ex-combattants. Il s’agit d’identifier les combattants et de les aider à reprendre la vie civile. La communauté internationale est au chevet de la République Centrafricaine pour faire aboutir ce programme. Mais pourquoi on parle d’hostilités ces derniers jours surtout à Ndélé ?

L’action lugubre de Massi

Charles Massi, le Président du parti politique le FODEM (Forum pour la Démocratie et la Modernité), est l’un des premiers alliés politique de la Mouvance KNK à l’époque. Entre les deux tours des élections de 2005, le FODEM de Charles Massi et le PUN de Jean Paul Ngoupandé qui étaient dans le camp de l’opposition ont convenu de se désolidariser de l’opposition pour regagner le KNK. Et depuis, Massi a été plusieurs fois nommé Ministre d’Etat. Mais comment comprendre que Charles Massi puisse flirter les groupes armés, contre le régime de Bangui. C’est ce qui n’a pas été très bien apprécié par le Général François Bozizé, qui a choisi de se séparer de son homme. Et, lors des deux dernières formations du gouvernement, Charles Massi n’a pas trouvé une place. Sur-le-champ, Charles Massi opte pour la guerre(Rébellion). Il est allé de groupe armé à groupe armé, dont parfois il s’arroge le titre de coordonnateur, ou de porte parole. C’est donc pour forcer la main au Général François Bozizé que Charles Massi et ses hommes tentent tout, même le pacte avec le diable, en s’attaquant à la ville de Ndélé.

Pour ce qui le concerne, le Général François Bozizé se dit qu’il n’a aucun problème avec Massi, qui a choisi d’errance. Autrement dit, pour le Général François Bozizé, Massi peut revenir au pays comme il le comprend. Malheureusement, Massi ne l’entend pas de cette oreille. Il s’attend à des accords certainement écrits. Or, les clauses liées aux groupes rebelles sont claires. Deux mois après l’accord global de Libreville, aucun accord n’est possible avec les groupes rebelles. Ce qui est peut-être très mal lu par Massi qui s’attend à ces genres d’accords. Entre-temps, le Général François Bozizé avait déjà fait de nombreuses concessions.

Ce n’est pas la première fois que Massi s’emploie gêner la fonctionnement du pays. Lors des négociations internationales au sujet de la République Centrafricaine au temps de Patassé, Massi s’est introduit dans la salle pour demander que les aides en direction de la RCA soient bloquées, sachant bien que les bénéficiaires des dons ne sont pas Patssé et son équipe, mais le peuple centrafricain. Sa conduite actuellement dans le nord de la République Centrafricaine, notamment ses attaques à Ndélé ne sont qu’une récidive. Que veut donc réellement Massi si ce n’est l’ambition d’accéder, lui aussi, au pouvoir de l’Etat ?


Jeudi 21 Janvier 2010
Husseini Mahamat
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