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Mort de Charles Massi, est-ce un moyen pour faire chanter le gouvernement ?

Le week-end dernier, certaines sources font état du décès de Charles Massi, hier allié du Président François Bozizé qui a basculé dans la rébellion. Cette nouvelle qui est partie comme une balle d’un canon de la bouche de l’épouse même de Charles Massi fait tache d’huile. Du côté du gouvernement, cette nouvelle n’est ni confirmé ni infirmé. Mais en vérité, que cache-t-elle ?



Mort de Charles Massi, est-ce un moyen pour faire chanter le gouvernement ?
On ne peut pas comprendre ce qui se passe avec Charles Massi, à tout bout de champ insatisfait. Il a secoué terre et ciel sous le régime de Patassé, où il voulait rester permanemment Ministre des Mines. Les Centrafricains se souviendront encore de ce que Charles Massi s’est introduit pour perturber les discussions des partenaires des institutions de Bretton Woods sur la République Centrafricaine, avec l’intention de ne pas aider le gouvernement. Et pourtant, l’impact de cette aide devrait être mesure au sein même de la population. Et cela reste aujourd’hui le passé.

En 2005, Charles Massi qui s’était présenté à l’élection présidentielle en tant qu’opposant a retourné sa veste entre les deux tours. Charles Massi et le FODEM ont rallié à cette époque le KNK. En contre partie, Charles Massi était régulièrement nommé Ministre d’Etat, jusqu’à son limogeage lors de la formation du dernier gouvernement. Aussitôt, Charles Massi a jeté son masque. Il a tout de suite rejoint les rébellions. Est-ce que l’issue pour vivre consiste-t-il pour Massi d’être perpétuellement dans tous les gouvernements comme Ministre d’Etat ? La question reste posée, mais de quoi s’agit-il ?

Par une fois, Charles Massi avait été arrêté au Tchad. Sans avoir constitué de troupe, Charles Massi a fait asseoir sa rébellion sur les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Semblerait-il que le Colonel Charles Massi serait en train de tenter de se rendre à Baboua, sa ville natale, pour couper l’axe Douala-Bangui et asphyxier Bangui qu’il a été arrêté. Au cours de ses manœuvres dans le nord de la ville de Ngaoundaye, ses éléments ont ouvert le feu sur une section de militaires tchadiens. Un de ces militaires a payé par sa vie. Signalons que quelques plutôt, à l’initiative de Charles Massi, la ville de Ndélé dans la préfecture du Bamingui-Bangoran avait fait l’objet d’une attaque des éléments de Charles Massi et de la CPJP.

Après l’attaque qui a coûté la vie à un militaire tchadien, le directoire de la CPJP n’a pas voulu porter sur son dos, comme un bébé, les agissements de Charles Massi. C’est ainsi que dans un communiqué de presse signé le 22 décembre 2009, les responsables de la CPJP ont rendu publique l’arrestation de Charles Massi tout en dénonçant son acte guerrier. Le même communiqué de presse considère les actes de guerre de Charles Massi comme un sabotage tant des relations avec le Tchad, pays ami de la République Centrafricaine que du processus de négociation avec le gouvernement.

De toutes les manières, toutes les supputations reposent sur des affabulations. Cette situation est d’autant plus renforcée par les allégations de l’épouse de Charles Massi. On annonce pêle-mêle que Massi est enfermé dans une brigade de gendarmerie, ou qu’il a été froidement abattu. Une façon pour les auteurs de forcer la main du gouvernement de la République Centrafricaine afin qu’il se prononce sur ce sujet, qu’il conviendrait désormais d’appeler l’affaire Massi.

Ce que l’on sait, quelques temps après son départ, le Colonel Massi voudrait que le Président de la République puisse entamer des pourparlers avec lui, pour l’amnistier, afin qu’il soit dans les normes de l’accord global de paix de Libreville. Ce qui, à plus d’un titre, a étonné le Président de la République qui s’interroge encore sur les mobiles de la volte-face de Massi. A moins qu’il n’y ait pas d’autres Centrafricains pour devenir Ministre pour que Massi seul imposer la position qu’il doit occuper, toujours dans le gouvernement.

Ce que l’on sait, Même le FODEM (Forum pour la Démocratique et la Modernité (FODEM), le parti même de Massi n’est pas d’accord avec lui. Pour l’instant, ce parti est resté dans la majorité présidentielle, faisant corps avec la majorité présidentielle.
Affaire à suivre !

Lundi 25 Janvier 2010
Aristote Kobrengai
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