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2003-2010 : En quoi le Général Bozizé a été capable pendant sept ans ?

Les élections de 2010 approchent à grand pas. Certains se poseraient la question de savoir qu’est ce que le Général François Bozizé a-t-il fait pendant toute la période de son règne, entre le 15 mars 2003 et actuellement. Même si la réponse à cette question semble mitigée chez certains, il faut le reconnaître, de gros efforts ont été fournis. Et cela est visible quels que soient les avis des uns et des autres.



2003-2010 : En quoi le Général Bozizé a été capable pendant sept ans ?
Il n’est plus besoin de revenir sur les raisons qui ont poussé le Général François Bozizé à accéder au pouvoir le 15 mars 2003. La République Centrafricaine, et plus particulièrement la capitale Bangui était devenue un foyer de tensions, caractérisé par les différentes mutineries des militaires et les coups d’Etat. Plus personne ne pouvait faire confiance à l’autre. Le contexte de l’insécurité étant tel que la peur était généralisée. C’est donc dans cet environnement que le Général Bozizé a accédé au pouvoir.

Accéder au pouvoir est une chose, appliquer dans toute sa plénitude sa politique en est une autre. C’est ainsi que le Général François Bozizé, avec les différents gouvernements qu’il constitue essaie d’asseoir une politique, axée sur de nombreux programmes.
En effet, à peine ayant acquis les reines du pouvoir en 2003 que le Général François Bozizé devrait s’atteler à rétablir la confiance entre les Centrafricains, à rétablir la sécurité et surtout à assainir les finances publiques, vache à lait de certains rétrogrades. Bien entendu, les infrastructures restent également une priorité des différents gouvernements.
Afin de pousser vers les réformes, de nombreux états généraux ont été organisés. C’est ainsi que des départements comme ceux des Eaux et forêts, des Mines, de la Justice, de la Communication, etc. ont organisé des états généraux. Il ne reste plus que l’application des recommandations de ces différentes assises.

Assainissement des finances publiques

Des fonctionnaires du Ministère des Finances ont longtemps fait leur beurre sur le dos des Centrafricains. Dette à usure, procuration, bons de caisse parallèles, etc. Cela a causé de nombreuses pertes à l’Etat. Aujourd’hui, la solution la plus réalisable a été trouvée. Tous les fonctionnaires sont appelés à émarger dans les banques primaires, même si ces banques n’ont pas de succursales dans toutes les villes de provinces.
Pour voir clair dans la situation des fonctionnaires par exemple, sous l’égide du Président Bozizé, le gouvernement a initié le FURCA (Fichier unique de référence en République Centrafricaine), puis le contrôle physique des fonctionnaires et agents de l’Etat. Le contrôle des diplômes avait, en son temps, permis de lever de nombreux lièvres, même au sein du gouvernement.
Globalement en sept ans, le Général François Bozizé a intégré trois fois. Le dossier de l’ensemble des fonctionnaires, estimé aujourd’hui à environ 25.000, est traité par les banques de la place. De plus en plus, la tendance est à l’élimination de la fraude. Un surplus de ressources est dégagé. Ce qui permet à l’Etat de payer les fonctionnaires mensuellement. Les retards de salaires sont désormais du passé.
La confiance retrouvée a permis aux banques de s’installer. On peut dénombrer tour à tour la Banque populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC), la Commercial Bank Of Central Africa (CBCA), Echo Banque et très récemment BASIC (Banque Sahélo-sahélienne pour l’Investissement et le Commerce). La pose de la première pierre du siège nationale de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale constitue la cerise sur le gâteau.

Dans certains domaines publics, de l’ordre a été instituée. Par exemple dans les domaines des Mines et des forêts.

2003-2010 : En quoi le Général Bozizé a été capable pendant sept ans ?
Dans le domaine des mines, le Ministre Sylvain Ndoutingaï s’est employé à mettre de l’ordre. C’est ce qui a été à l’origine de certaines sociétés de renom, comme De Beers d’abord puis Areva, de s’installer en terre centrafricaine afin de s’intéresser à l’uranium dont l’exploitation réelle traîne encore. Cette exploitation aurait été une aubaine pour les milliers de jeunes qui sont chômage, quelle que soit la forme. Après avoir pris connaissance de la réglementation en vigueur, Aurafrique s’est implantée dans la localité de Ndassima dans la Ouaka aux fins d’exploiter l’or.
Dans le même temps, de nombreux permis miniers ont été régularisés. C’est seulement la dernière mission commanditée par le Ministère des Mines dans les régions minières qui continuent de faire grincer les dents aux opérateurs miniers.
Dans le domaine des forêts, de nombreuses réformes ont été apportées. Il s’agit par exemple de la promulgation du nouveau code forestier et également la mise sous aménagements de nombreux permis d’exploitation et d’aménagement. Très récemment encore, la transparence dans la gestion des produits forestiers a été à l’origine de la signature de l’ouverture des négociations avec l’Union Européenne dans le processus FLEGT, processus qui devraient permettre opérateurs de se conformer à la législation centrafricaine pour que le bois centrafricains soit vendu sur le marché européens. Dans le cadre de ces réformes, les communes forestières bénéficient même des ristournes dues à l’exploitation forestière.
Pour ce qui concerne les Transports, de nombreuses compagnies aériennes, en plus de Toda, compagnie de transport urbain et interurbain, desservent déjà le pays. Après TAAG, Air Camair, Air Toumaï, le dernier avion à voler dans le ciel centrafricain est Kenyan airway,
Dans le cadre de la sous-région, la République Centrafricaine s’est conformée, dans le cadre des réformes, aux dernières réglementations. L’institution, dans le domaine des Transport de la plaque d’immatriculation CEMAC en est la parfaite illustration.



Priorité aux infrastructures
Il n’y a pas que l’assainissement des finances publiques qui constituent la priorité des gouvernements formés sous lé régime du Président Bozizé. Il y a également les infrastructures. D’abord les routes. Parfois tout seul, avec l’Office national du matériel (ONM) ou avec le concours de l’Union Européenne, les différents gouvernements se sont employés à réhabiliter les routes. Désormais, il est plus aisé d’effectuer le déplacement vers la sortie sud, en direction du port de Douala par la route. Idem pour les voyages à l’intérieur du pays. Les tronçons Bangui Bambari Bria, Bambari vers Bangassou ont été entièrement réfectionnés, pour faciliter la communication avec l’intérieur du pays et surtout faciliter l’écoulement des produits agricole, une manière de procurer des ressources aux paysans.
Dans le domaine des télécommunications, la réglementation de l’exploitation des réseaux a permis l’implantation de différentes sociétés de téléphonies mobiles. Aujourd’hui, le pays est en train d’être désenclavé grâce au déploiement des sociétés de téléphonies mobiles vers l’intérieur. Et le téléphone n’est plus, comme par le passé, un objet de luxe mais un outil de communication tout simplement. Sur un autre plan, avec la nouvelle loi des télécommunications, les recettes dues aux taxes d’exploitation des réseaux sont faramineuses, permettant à l’Etat de faire à certaines charges régaliennes.

Dans le domaine des édifices publics, le bilan est élogieux. Le stade de 20.000 places, la réhabilitation de l’Hôpital de l’Amitié, la construction prochaine de l’Hôpital universitaire de Bimbo, l’Ecole Centrafricano-Turque, le Ministère des Mines, etc. sont autant de marque de confiance que les partenaires et les opérateurs accordent au Président Bozizé. A n’en point douter, la construction prochaine du gigantesque immeuble du siège national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale changera tout naturellement le visage de la capitale.



2003-2010 : En quoi le Général Bozizé a été capable pendant sept ans ?
Un exemple éclatant de politique

Dès son accession à la magistrature suprême de l’Etat, le Général François Bozizé s’est fait des admirateurs mais aussi de nombreux contestataires. C’est ainsi que les groupes d’opposition armée foisonnent surtout dans le nord. Pour tendre la main à tous ces Centrafricains, car personne ne peut bâtir seul un pays, le Président Bozizé a entamé une politique d’ouverture. Sa simplicité, son humanisme et surtout son sens élevé de politique lui a permis de tendre la main aux leaders des groupes armés. A Birao, à Syrte comme à Libreville, il a signé des accords de paix avec les leaders des mouvements politico-militaires. L’organisation du Dialogue Politique Inclusif du 8 décembre 2008 au samedi 20 décembre 2008 a offert des images émouvantes, montrant le Président Patassé côté à côte avec ses protagonistes comme Patassé, Abdoulaye Miskine, Abakar Sabone, etc. Certains observateurs étaient même tentés d’avancer que ce modèle rare en son genre pourrait être exporté, au regard du seuil de la réconciliation. Le retour de Patassé il y a quelques jours s’inscrit dans cette dynamique.
Malgré quelques réticences, tout doit être mis en œuvre pour que les élections se passent dans des conditions sereines sur toute l’étendue du territoire. Raison pour laquelle, avec le concours des partenaires de la République Centrafricaine, un programme DDR (Démobilisation, désarmement, reconversion) est en train d’être mis en œuvre pour un retour digne des ex-combattants à la vie civile.
A voir de près, toutes ces stratégies visent la paix. Car on ne peut pas parler du développement d’un pays avec des bruits de bottes ou la circulation angoissante des armes légères. C’est même pour pacifier totalement le pays que la communauté internationale et sous régionale ont dépêché sur le territoire des forces internationales tels que la Force multinationale de la CEMAC (FOMUC) et actuellement la MICOPAX. Ne voulant pas rester à la marge de toutes ces opérations de paix, l’EUFOR, l’opération militaire de l’Union Européenne s’est déployée en renfort de la MINURCAT (Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad).

Une diplomatie active

La diplomatie est également un cheval de bataille du Président Bozizé, actuellement Président en exercice de la CEMAC. Raison pour laquelle, il multiplie des sorties à l’extérieur pour renforcer les liens de coopération bilatérale entre les Etats ou, au besoin, consolider des projets intégrateurs dans l’espace de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). Il en est de même pour les relations de coopération avec les pays d’Europe. La France, partenaire traditionnel de la République Centrafricaine, assiste plusieurs institutions de la République. C’est ainsi que très récemment par exemple, elle a doté les forces de sécurité de moyens didactiques. Quant à la Chine, elle ne cesse de faire preuve de la relation de coopération sud-sud.
Pour ne pas rester là, le Président Bozizé a effectué bien d’autres déplacements, pour raffermir les relations de coopération entre la République Centrafricaine. Il est allé au Qatar, au Vietnam, etc.
Les différentes politiques de réformes économiques ont permis aux autorités centrafricaines de s’illustrer lors de la table ronde de Bruxelles. A cette occasion, des promesses ont été faites jusque dans l’ordre de 300 milliards de francs CFA. La poursuite de ces réformes a permis à la République Centrafricaine d’atteindre le point d’achèvement des pays pauvres très endettés (PPTE). Elle est désormais dans la dynamique de l’allègement de la dette. Avec le surplus des ressources, il ne fait de doute, le pays peut enfin s’attaquer aux dépenses d’investissements.

Bangui reprend du poil de la bête

Après avoir pris le pouvoir en 2003, le Président François Bozizé a confié la gestion de la ville de Bangui au Maire Jean Barkes Ngombé Ketté. Très vite, cette nomination a porté ses fruits. Bangui est devenu un grand chantier, où l’on voit çà et là a renoué avec les feux tricolores. Des espaces destinés au grand public ont commencé à être aménagés. Le clou a été l’inauguration l’année dernière de la place du cinquantenaire, en face du lycée Barthélemy Boganda. Des aires de jeu destinés aux enfants, des bancs publics pour le repos de piétons, des gares, des kiosques municipaux, des gargotes et même les abords de l’Oubangui demeurent les préoccupations du Maire Jean Barkes Ngombé Ketté, qui l’année dernière, a doté quelques mairies des provinces de corbillards.

Dossier réalisé par : patrick Agoundou



Jeudi 21 Janvier 2010
Patrick Agoundou
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